Mercredi 31 janvier 2007 au samedi 12 juillet 2008
Vivante, elle a pleuré n°1
Les habitants de La colline
Les habitants de la colline
Pour ne pas toucher terre
Les habitants de colline
Comme un palais de l'exil … Le palais de l'exil
Près de toi
Près de toi
Il a pleuré … Le Soldat inconnu
Nulle part n° 2
C'est un navire qui s'égare
Sur le flot des désillusions
Voguant tout droit vers nulle part.
C'est un navire à l'abandon.
Un silence
Un coeur hurlent : peine !!!
C'est un fardeau qui nous enterre
Léger comme un chagrin
La poésie de cimetière
Un funeste corbeau n°3
J'attends hors de la porte des pèlerins
La marche funèbre
La souveraine d’un sinistre sourire fredonne
La marche funèbre
Les cloches en habit de fer sonneront
Le clown au visage grimé de blanc
Danse !
L'orchestre commence
Le jongleur lève la main
Dans la cour du roi
Lors des doux matins gris
Les veuves murmurent.
Le ménestrel déclame une prière
L’enfant ne joue pas
La hache s’était levée à l'aube du jour
Les chaînes d’acier des cachots vides balancent aux soleil
Sur ton visage n°4
Quand je voudrais déplier mes os
Que ma peau craque aux jointures
Ce matin n’en finit pas d’arriver
On le devine
Ce corps de maigre beauté
Semblable a des vielles dames regardant de par la fenêtre
De Vieille statue peinte
Ouverte à mille regards indifférents
La patience des feuilles volant aux milles vent
Les arbres délirent de tout leurs corps de bois
Ivre de folie s’acheminent sur les chemins de la morts
Songe… songe Mortel !
La Mort est maintenant qu'un Chenal à la Vie
Que la terre s'ébranle et les roches se fendent !
À la mort de leur maître !
Lugubres changements
Tristes métamorphoses
Elle enchante les yeux
La gloire !
Du pauvre badaud
Immobiles et froids
Tristes ou joyeux
Odieux et malheureux
Dont l'écho sonore
Découlant de la mer
Furieuse
Sur la place
Foule de clameur et passant
Blâme le condamné à mort
Il pleure toute la journée
Il est triste… enragé
Seul dans le noir
Depuis une éternité
Vais-je dans les abîmes ?… plonger
Ou bien de faim…crever ?
Il est devenu muet
Hélas ! Je ne suis plus que l'ombre de moi-même n°5
J'étais comme l'enfant avide de désir
Comme les anges aux yeux fauve d’ambition
La tendresse de la jeunesse
Avais banni ces spectacles de ma tête
Insouciants et taciturnes
Autiste en habit de note
Architecte de mes féeries
Domptant l’océan
Capitaine…connaissez-vous l'angoisse ?
Assurément non !
Connaissez-vous la haine ?
Assurément non !
Exilés je n'implore que tes prière
Oh ! Muses en habit de beauté
Les yeux des nuages frémir
M’agite et me tourmente
La chimère errante… vagabonde !
Au gré de illusions
Mes yeux de hibou… Le teint pâle des morts !
Lugubre concert N°6
J'aime ces sons lointains
Je cherche la Beauté vague aux formes troublante
Pâle sont les soleils de mon âme
Tristesse
Oh ! Tristesse
Plus pâle que le ciel livide
de par les contrées sombres
De la brume et du suicide
Sombrez !
Votre naufrage semblable à de l’alcool
Une sirène
Femme jeune et charmante
Lève vers moi
Son regard
Dans ce regard… ma détresse
La sirène parle et sourit
A mon être silencieux
Enveloppé du noir manteau des songes
Pleurant de mes yeux fatigué
Yeux ensanglanté fait de tristesse
Abandon !
Sinistre Immortel
Les monotones jours N°7
Les monotones jours
Quand j'ai connu la Vérité
J'en étais déjà dégoûté.
Quand le vent automnal souffle
Depuis des milliers d’années… d’innombrables années
La roue tourne
Ce sont les mêmes vents hurleurs
Qui me font peur
Des grands étangs
Des grandes prairies
Dans des asiles
De gens malades y sont enfermer
Infirme et borgne
Pleurent toujours de leurs yeux lissent
Aucun ne pense
Pleurent toujours de leurs yeux fermer
Idéal mensonges !
Le soleil est tomber
Oh ! Vous avez raison d'être tristes le soir !
Elle a raison
La chanson qui pleure
Il a raison
Elle a raison
Vive le bon soleil ! Sa lumière est sacrée
Corps froids… j’ai peur de ne plus vivre
Puisque le soir venu
Vous sentez je ne sais quelle mélancolie
La veuve paysanne N°8
Le prisonnier dans ses chaînes
Qui va mourir dans l'église ?
Cette pleureuse assise ?
Peut être…
Qu'a-t-elle à pleurer ?
Priant les anges
D'assoupire ses nuits funestes
Le coeur bâti aux voûtes en habit de chagrin
Je ne souhaite encore point mourir
Veuve d'une année
Est inconsolable
Pourtant de beaux jeunes hommes rodes prés de son lit
Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri
Pourtant de beaux jeunes hommes
Où donc est le jeune mari ?
Pourtant de beaux jeunes hommes rodes prés de son lit
Un époux beau
Pourtant de beaux jeunes hommes rodes prés de son lit
A vingt ans il du la quitter
Un soir qu'il lui chantait un vieil air sans paroles
Aimant La fille de son maître
Pauvre soldat !
La guerre est cruelle
Pauvre soldat… ensanglanté d'horreur
Quelle tempête hélas !
Semblable a un orage
Visqueux
Héroïque… elle aussi
La veuve paysanne
Guerre N°9
Fureur hostile
Au corps mort du pays… aux cendres d'une ville
Guerre
Pareilles aux sexes des vierges
Etreinte charnelle semblable à un serpent souple
Pirouette
Yeux whisky
L'eau verte et la prairie
L’araignée ne tisse pas sa toile !
Dans les dents jaunis de nicotine
Se tient prisonnier
Des vieux mots qu'ils ont hurlés !
Folie immense
Bestial animal
La gloire, dessous ses rêve
Et tous ses chars triomphant
Les pauvres mères
Les petits enfants
Le champ funeste De la chair
De la chair
Pourquoi cet homme
Vengeance
L'homme ivre
L'homme ivre
Le massacre en habit de sang
L'homme ivre et le massacre… en habit de sang
Veuve prier dans l'ombre
Ces chancelants soldats qui s'enivrent de vin
Ces hommes qui n'ont qu'une femme…une vie
Ô Seigneur
Blanche Arlequine N°10
Blanche Arlequine
Regardez la passer
La blanche
Vous qui vivez si peux
Amants
Vous qui vivez si peux
Amour de beauté fragile
Vous qui vivez si peux
Anges Trônes et Dominations
Oui… vous !
Inclinez-vous
Muses !
La plus belle qui jamais fut au monde
Nymphes Sonnez les cors
Que ma maîtresse la Vierge
Joue de la viole et du tambourin
Nymphes Sonnez les cors
Venez Apollon
Écouter la musique que ma maîtresse la Vierge compose
Nymphes Sonnez les cors
Venez Apollon
Écouter la musique que ma maîtresse la Vierge compose
La plus belle sonate qui jamais fut au monde
Petite fille N°11
Moi qui étais pensif et douloureux
Et qui n'avais du plaisir que dans le deuil
Dans la tourmente et le chagrin
Tremblante fille du matin
Que fais-tu sur la colline ?
Petite perle
Une feuille de thym a la main
Que fais-tu sur la colline ?
En habit de romarin
Avant la fleur… avant l'oiseau
Mains silencieuses faite de tranquille habitude
Les gestes… le sourire
Le visage du passé du présent
La douleur s'amoindrit
La blessure adoucie…calme se referme
Sa sombre inquiétude
Silencieuses mains faite de lente Habitude
Que fais-tu sur la colline ?
Petite fille à l’aube du matin
Que fais-tu sur le coteau ?
Petite fille en habit de romarin
Cruels bourreaux N°12
Les poissons bondissant des grottes profondes
Du Démon furieux
Sur La mer vagabonde
Mon cœur tangue
Les vents hurlant a mon oreille
Ils m'arrosent tous deux d'une amère liqueur
Mon coeur est enragé de mes grossiers soupirs
L'un est sujet d'Amour…. L’autre emplie de haine
Mer
Plainte indomptable et sauvage
Le carnage et la mort
Oh ! Lutteurs éternels
L’océan vole avec les orages
La foudre tonne dans la mer
Dont la splendeur effraye
Hier elle m'apparut, triste, silencieuse
Je sens toujours la tempête en mon coeur
La chute de l'ange rebelle N°13
Ombre tant pleuré
La vie de l'homme semble un sort magnifique
Le monde est obscur
Tu souris
Nul désir
Un oiseau siffle
C'est un merle
Le jour tombe
L'œil fixe avec chagrin le sentier ténébreux
Errant avec douceur
Pieds nus
Quelques instants sur le chemin
Un fantôme a l‘aimables figure
Je le vis ainsi emportée dans un ballet heureux
Quelques instants
Immobile
Désormais je suis loin
Il reste là…. Immobile
Un instants volés au temps N°14
Le vide ou l'absence
Le sentiment d'être rien
Dans un désert de non-sens
Un train… un lieu imaginaire
Un instants volés au temps
L’art
L’espace d’un temps
Une nuit de cruelle Beauté
Un désir physique en habit de velours
Musée des passions défuntes
Infini métaphysique et amoureux
Un talon
Une robe un rouge à lèvre par terre
Ses plaies sur l’épaule
Les grâce de fine volutes du corps nue forment un poème surréaliste
Parfois,
À la commissure de L’œil
Les tourments
Les inquiétudes infiltrent ma tête
Les esprits
Les corps
Durement éprouvés
Sentier N°15
Le teint de safran
Le torse résine
Une odeur d’eouf
Odeur fétide
Des yeux cyanure
D’un bleue livide
Au risque de vous plaire mon bon monsieur
Vous et votre phallus bandé comme un arc d’albâtre aux ramures gonflé de sang
Et de sève d’opuim
Pharmacie N°16
Deux bouches pour avaler
Une main pour soustraire l’été du printemps
Et moi, je suis la
Etendu mort
Froid est mon cadavre
Une carcasse de voiture au canada
Vide N°17
A
Le vide dans une pensé
Le vide dans phrase articuler
Le vide dans les yeux
La mer vide
Le vent vide
L’âme vide
B
Le marins à contre cœur
Le clown triste
Le funambule déambule
Ce que ma tête contient N° 18
Ce que ma tête contient n'est pas pour faire plaisir
sans penser qu'il n'y a pas rêve
pour ceux qui connaissent l'oiseau
mais il y a cauchemar
le jour où l'oiseau part
il y a chagrin
La poésie de cimetière
Bocal N° 19
Fétide est la marré
Le bocal du printemps semble nullement ajourée
Il n’y a pas d’aire
J’étouffe
Seulement de la buée
Sur la parois de nuage
Tombé en lambeaux
Comme des feuilles dans le siphon d’une baignoire

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