vendredi 2 octobre 2009

poèsie du cimtière (cut-up)

Mercredi 31 janvier 2007 au samedi 12 juillet 2008

La poésie de cimetière

Vivante, elle a pleuré n°1

Les habitants de La colline

Les habitants de la colline

Pour ne pas toucher terre

Les habitants de colline

Comme un palais de l'exil … Le palais de l'exil

Elle a pleuré

Le vivant

Près de toi

Elle a pleuré

Près de toi

Il a pleuré … Le Soldat inconnu

La poésie de cimetière

Nulle part n° 2

C'est un navire qui s'égare
Sur le flot des désillusions
Voguant tout droit vers nulle part.
C'est un navire à l'abandon.

Un silence
Un coeur hurlent : peine !!!
C'est un fardeau qui nous enterre
Léger comme un chagrin


La poésie de cimetière

Un funeste corbeau n°3

J'attends hors de la porte des pèlerins

La marche funèbre

La souveraine d’un sinistre sourire fredonne

La marche funèbre

Les cloches en habit de fer sonneront

Le clown au visage grimé de blanc

Danse !

L'orchestre commence

Le jongleur lève la main

Dans la cour du roi

Lors des doux matins gris

Les veuves murmurent.

Le ménestrel déclame une prière

L’enfant ne joue pas

La hache s’était levée à l'aube du jour

Les chaînes d’acier des cachots vides balancent aux soleil

La poésie de cimetière

Sur ton visage n°4

Quand je voudrais déplier mes os
Que ma peau craque aux jointures

Ce matin n’en finit pas d’arriver
On le devine

Ce corps de maigre beauté

Semblable a des vielles dames regardant de par la fenêtre

De Vieille statue peinte

Ouverte à mille regards indifférents

La patience des feuilles volant aux milles vent

Les arbres délirent de tout leurs corps de bois

Ivre de folie s’acheminent sur les chemins de la morts

Songe… songe Mortel !

La Mort est maintenant qu'un Chenal à la Vie

Que la terre s'ébranle et les roches se fendent !

À la mort de leur maître !

Lugubres changements

Tristes métamorphoses

Elle enchante les yeux

La gloire !

Du pauvre badaud

Immobiles et froids

Tristes ou joyeux

Odieux et malheureux

Dont l'écho sonore

Découlant de la mer

Furieuse

Sur la place

Foule de clameur et passant

Blâme le condamné à mort

Il pleure toute la journée
Il est triste… enragé

Seul dans le noir

Depuis une éternité

Vais-je dans les abîmes ?… plonger
Ou bien de faim…crever ?

Il est devenu muet

La poésie de cimetière

Hélas ! Je ne suis plus que l'ombre de moi-même n°5

J'étais comme l'enfant avide de désir

Comme les anges aux yeux fauve d’ambition

La tendresse de la jeunesse

Avais banni ces spectacles de ma tête

Insouciants et taciturnes

Autiste en habit de note

Architecte de mes féeries

Domptant l’océan

Capitaine…connaissez-vous l'angoisse ?

Assurément non !

Connaissez-vous la haine ?

Assurément non !

Exilés je n'implore que tes prière

Oh ! Muses en habit de beauté

Les yeux des nuages frémir

M’agite et me tourmente

La chimère errante… vagabonde !

Au gré de illusions

Mes yeux de hibou… Le teint pâle des morts !

La poésie de cimetière

Lugubre concert N°6

J'aime ces sons lointains

Je cherche la Beauté vague aux formes troublante

Pâle sont les soleils de mon âme

Tristesse

Oh ! Tristesse

Plus pâle que le ciel livide
de par les contrées sombres

De la brume et du suicide

Sombrez !

Votre naufrage semblable à de l’alcool

Une sirène

Femme jeune et charmante

Lève vers moi

Son regard

Dans ce regard… ma détresse

La sirène parle et sourit

A mon être silencieux

Enveloppé du noir manteau des songes

Pleurant de mes yeux fatigué

Yeux ensanglanté fait de tristesse

Abandon !

Sinistre Immortel

La poésie de cimetière

Les monotones jours N°7

Les monotones jours

Quand j'ai connu la Vérité

J'en étais déjà dégoûté.

Quand le vent automnal souffle

Depuis des milliers d’années… d’innombrables années

La roue tourne

Ce sont les mêmes vents hurleurs

Qui me font peur

Des grands étangs

Des grandes prairies

Dans des asiles

De gens malades y sont enfermer

Infirme et borgne

Pleurent toujours de leurs yeux lissent

Aucun ne pense

Pleurent toujours de leurs yeux fermer

Idéal mensonges !

Le soleil est tomber

Oh ! Vous avez raison d'être tristes le soir !

Elle a raison

La chanson qui pleure

Il a raison

Elle a raison

Vive le bon soleil ! Sa lumière est sacrée

Corps froids… j’ai peur de ne plus vivre

Puisque le soir venu

Vous sentez je ne sais quelle mélancolie

La poésie de cimetière

La veuve paysanne N°8

Le prisonnier dans ses chaînes

Qui va mourir dans l'église ?

Cette pleureuse assise ?

Peut être…

Qu'a-t-elle à pleurer ?

Priant les anges

D'assoupire ses nuits funestes

Le coeur bâti aux voûtes en habit de chagrin

Je ne souhaite encore point mourir

Veuve d'une année

Est inconsolable

Pourtant de beaux jeunes hommes rodes prés de son lit

Le Père ne craint plus ce défunt tant chéri

Pourtant de beaux jeunes hommes

Où donc est le jeune mari ?

Pourtant de beaux jeunes hommes rodes prés de son lit

Un époux beau

Pourtant de beaux jeunes hommes rodes prés de son lit

A vingt ans il du la quitter

Un soir qu'il lui chantait un vieil air sans paroles

Aimant La fille de son maître

Pauvre soldat !

La guerre est cruelle

Pauvre soldat… ensanglanté d'horreur

Quelle tempête hélas !

Semblable a un orage

Visqueux

Héroïque… elle aussi

La veuve paysanne

La poésie de cimetière

Guerre N°9

Fureur hostile

Au corps mort du pays… aux cendres d'une ville

Guerre

Pareilles aux sexes des vierges

Etreinte charnelle semblable à un serpent souple

Pirouette

Yeux whisky

L'eau verte et la prairie

L’araignée ne tisse pas sa toile !

Dans les dents jaunis de nicotine

Se tient prisonnier

Des vieux mots qu'ils ont hurlés !

Folie immense

Bestial animal

La gloire, dessous ses rêve
Et tous ses chars triomphant

Les pauvres mères

Les petits enfants

Le champ funeste De la chair

De la chair

Pourquoi cet homme

Vengeance

L'homme ivre

L'homme ivre

Le massacre en habit de sang

L'homme ivre et le massacre… en habit de sang

Veuve prier dans l'ombre

Ces chancelants soldats qui s'enivrent de vin

Ces hommes qui n'ont qu'une femme…une vie

Ô Seigneur

La poésie de cimetière

Blanche Arlequine N°10

Blanche Arlequine

Regardez la passer

La blanche

Vous qui vivez si peux

Amants

Vous qui vivez si peux

Amour de beauté fragile

Vous qui vivez si peux

Anges Trônes et Dominations

Oui… vous !

Inclinez-vous

Muses !

La plus belle qui jamais fut au monde

Nymphes Sonnez les cors

Que ma maîtresse la Vierge

Joue de la viole et du tambourin

Nymphes Sonnez les cors

Venez Apollon

Écouter la musique que ma maîtresse la Vierge compose

Nymphes Sonnez les cors

Venez Apollon

Écouter la musique que ma maîtresse la Vierge compose

La plus belle sonate qui jamais fut au monde

La poésie de cimetière

Petite fille N°11

Moi qui étais pensif et douloureux

Et qui n'avais du plaisir que dans le deuil

Dans la tourmente et le chagrin

Tremblante fille du matin

Que fais-tu sur la colline ?

Petite perle

Une feuille de thym a la main

Que fais-tu sur la colline ?

En habit de romarin

Avant la fleur… avant l'oiseau

Mains silencieuses faite de tranquille habitude

Les gestes… le sourire

Le visage du passé du présent

La douleur s'amoindrit

La blessure adoucie…calme se referme

Sa sombre inquiétude

Silencieuses mains faite de lente Habitude

Que fais-tu sur la colline ?

Petite fille à l’aube du matin

Que fais-tu sur le coteau ?

Petite fille en habit de romarin

La poésie de cimetière

Cruels bourreaux N°12

Les poissons bondissant des grottes profondes

Du Démon furieux

Sur La mer vagabonde

Mon cœur tangue

Les vents hurlant a mon oreille

Ils m'arrosent tous deux d'une amère liqueur

Mon coeur est enragé de mes grossiers soupirs

L'un est sujet d'Amour…. L’autre emplie de haine

Mer

Plainte indomptable et sauvage

Le carnage et la mort

Oh ! Lutteurs éternels

L’océan vole avec les orages

La foudre tonne dans la mer

Dont la splendeur effraye

Hier elle m'apparut, triste, silencieuse

Je sens toujours la tempête en mon coeur

La poésie de cimetière

La chute de l'ange rebelle N°13

Ombre tant pleuré

La vie de l'homme semble un sort magnifique

Le monde est obscur

Tu souris

Nul désir

Un oiseau siffle

C'est un merle

Le jour tombe

L'œil fixe avec chagrin le sentier ténébreux

Errant avec douceur

Pieds nus

Quelques instants sur le chemin

Un fantôme a l‘aimables figure

Je le vis ainsi emportée dans un ballet heureux

Quelques instants

Immobile

Désormais je suis loin

Il reste là…. Immobile

La poésie de cimetière

Un instants volés au temps N°14

Le vide ou l'absence

Le sentiment d'être rien

Dans un désert de non-sens

Un train… un lieu imaginaire

Un instants volés au temps

L’art

L’espace d’un temps

Une nuit de cruelle Beauté

Un désir physique en habit de velours

Musée des passions défuntes

Infini métaphysique et amoureux

Un talon

Une robe un rouge à lèvre par terre

Ses plaies sur l’épaule

Les grâce de fine volutes du corps nue forment un poème surréaliste

Parfois,

À la commissure de L’œil

Les tourments

Les inquiétudes infiltrent ma tête

Les esprits

Les corps

Durement éprouvés

La poésie de cimetière

Sentier N°15

Le teint de safran

Le torse résine

Une odeur d’eouf

Odeur fétide

Des yeux cyanure

D’un bleue livide

Au risque de vous plaire mon bon monsieur

Vous et votre phallus bandé comme un arc d’albâtre aux ramures gonflé de sang

Et de sève d’opuim

La poésie de cimetière

Pharmacie N°16

Deux bouches pour avaler

Une main pour soustraire l’été du printemps

Et moi, je suis la

Etendu mort

Froid est mon cadavre

Une carcasse de voiture au canada

La poésie de cimetière

Vide N°17

A

Le vide dans une pensé

Le vide dans phrase articuler

Le vide dans les yeux

La mer vide

Le vent vide

L’âme vide

B

Le marins à contre cœur

Le clown triste

Le funambule déambule

La poésie de cimetière

Ce que ma tête contient N° 18

Ce que ma tête contient n'est pas pour faire plaisir
sans penser qu'il n'y a pas rêve
pour ceux qui connaissent l'oiseau
mais il y a cauchemar
le jour où l'oiseau part
il y a chagrin

La poésie de cimetière

Bocal N° 19

Fétide est la marré

Le bocal du printemps semble nullement ajourée

Il n’y a pas d’aire

J’étouffe

Seulement de la buée

Sur la parois de nuage

Tombé en lambeaux

Comme des feuilles dans le siphon d’une baignoire

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